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Par Xavier Gardette - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Le Chat dans l'horlogeLe Chat dans l’horloge : l’Auvergne, la peinture (l’Ecole de Murol), les plages du Nord (Bray Dunes) et le gouda fondant dans le café. Nous retrouvons l’ex-commissaire Martin Hoogstöl, en retrait(e) de ce récit matois, trait d’union entre l’intrigue et le lecteur, lequel se délecte d’une écriture toujours en décalage et qui d’un mot, d’une phrase effectue un pas de côté avec notre complice assentiment.
Carolus van Houten, ancien flic reconverti en marchand d’art, convie son vieil ami Martin à venir assister au spectacle qu’il donne dans sa ville natale de Warquillin. Des volcans éteints au ciel bas du Nord, le commissaire fera le voyage, qui se mue en tragédie. Entre alors en scène la grande carcasse d’Hoogstöl, toujours obstiné, toujours étourdi, et de l’horloge le chat ne sortira plus.

Avec Carmen, l’assistante-passionaria, Marceline, élue locale manœuvrière et amie d’enfance, ou encore l’originale Venise van Houten, les femmes tiennent les premiers rôles de cette pièce où les souris se jouent du chat.

D’après l’amicale présentation de la Librairie l’Etoile Polar, à Nantes. Editions d'Orbestier.


Post scriptum : Alors que l'auteur écrivait cette fiction, la réalité le rattrapait. Lire ici (la Montagne, 22/07/2011).

 

  La première page : 


" Le Beretta est lourd. C’est une impression étrange. Un si petit jouet. Avec un long nez, comme celui de Pinocchio. Ce n’est pas l’un de ces objets légers de matière plastique avec lesquels on joue au cowboy et aux indiens ou à la squaw prisonnière que les guerriers délivrent. C’est du plomb.

Pinocchio est un pantin de bois. Il pourrait prendre un balle, cela ne lui ferait ni chaud ni froid. Juste quelques éclats sur la peinture. Chaud et froid. Le suppositoire de métal qui se trouve dans la petite chose noire et pesante, cette balle là, ou bien sa sœur, va souffler le chaud. Avant de refroidir la cible.

Oui, ce n’est maintenant qu’une cible. Rien d’autre.

Une vague de nausée l’envahit. Les objets, les murs se déforment. La voix familière continue, lui intime de se concentrer, l’aide à décomposer le geste. Il n’y a pas de risque, dit la voix. Il le faut. On s’est mis d’accord. N’est-ce pas ? Oui, bien sûr.

Une cible. Comme à la ducasse. Les garçons se pressent, les filles les regardent. Les plaques de liège sont alignées côte à côte. Des cercles concentriques. Parfois, ce sont des ballons qui dansent.

Vous chantiez ? Et bien dansez maintenant.

 Tout se brouille. Le Beretta pèse. Une mécanique de précision. Révisée. Sûre. Automatique.

Confiance.

Le coup part. Une secousse dans le poignet. Un parfum étrange.

La voix dit :

— Parfait. "

 

 

Par Xavier Gardette - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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RequinsLe capitalisme sauvage était à l'ouest, la bureaucratie galopante à l'est. C'était avant. Aujourd'hui, dans l'Europe de Bruxelles, on a les deux, mon général. Belle réussite !
   C'est dans les interstices de ce système qui marche sur la tête qu'un cadre de multinationale et sa pulpeuse assistante conçoivent une belle arnaque. La Très Grande Hypocrisie de l'époque, l'emploi des seniors, va leur fournir une efficace pompe à fric. Plus juteux que les stock options ou la retraite chapeau. Argent facile pourvu qu'on sache brasser du vent dans le jargon de la modernité et corrompre quelques fonctionnaires.
   Mais jeu dangereux dans cette entreprise où nagent entre deux eaux des squales affamés aux dents qui déchirent. Là où chacun se protège, ne reculant devant aucune bassesse, là où on drague, là où on brise.
   Détresse et crises de nerfs, sang, sueur, suspense et larmes… les requins sont parmi nous.

 

  Première page :

" Il est blond, il est beau. Il ressemble à Reinhhard Heydrich, le protektor de Tchécoslovaquie assassiné par des résistants communistes en 1942. Son rire éclate à intervalles réguliers et résonne le long du couloir du quatrième étage. Un rire de timide, trop fort, trop enjoué. Un rire surjoué qui tente de masquer un malaise intérieur. Le rire des enfants bosseurs, des premiers de la classe longtemps moqués par les autres à la récréation, qui ramassaient des coups et ont une revanche à prendre. Le rire de ceux qui, passé l'âge de quarante ans, rougissent encore.

On le voit devenir cramoisi comme le museau d'un squale gavé de sang. Puis ses joues reprennent instantanément leur pâleur habituelle. On le surnomme Chumy, comme le personnage hyperactif du groupe des requins anonymes dans le monde enchanté de Nemo. Sauf que Chumy le requin a promis de ne plus manger de petits poissons. Ce n'est pas le cas de cette blondeur aryenne qui occupe maintenant le bureau managérial. On le sait, on le sent, cet homme n'a rien promis à personne. C'est un vrai squale des profondeurs. Un tueur. "

 

Extraits Presse en ligne:

Requins sur Wordpress: http://requinsdorbestier.wordpress.com/

Requins sur Encres vagabondes - Serge Cabrol :  http://www.encres-vagabondes.com/magazine/gardette.htm

 

Rencontre avec l'auteur 

Par Xavier Gardette - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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L'Etang de la discorde* Prix Lions Club centre sud 2010 *    
Sélection du prix Lucien Gachon  2010

     Où l'on retrouve, dans ce roman, le commissaire franco-hollandais Martin Hoogstöl, Zella di Malato la brune infirmière, et Nathalie, la capitaine de gendarmerie dont le sourire dévoile les dents du bonheur.
     Zella se débat dans les affres d'un divorce difficile. Martin est contacté par une vieille connaissance, maire de la commune de Montaiguilhe. L'élu a besoin des compétences et de la discrétion de l'ancien policier, afin de l'aider à se sortir d'un mauvais pas : un employé de sa mairie a découvert un corps près d'un étang.
     Surtout pas de vagues. Car cet étang, privé, mais situé sur les territoires de plusieurs communes, va devenir un enjeu politique important. Joël Abrial et la baronne propriétaire des lieux souhaitent y aménager un parcours de golf. Face à eux, l'opposition frontale des protecteurs de la nature
. Et un doute, peut-être, sur la nature des protecteurs. L'enquête, l'amour, la politique se mêlent et s'emmêlent et Nathalie s'en mêle.

 

Première page :

" Marcel frappa un grand coup, en pensant à tous ces connards. S'il y avait eu des crânes sous le maillet de fer projeté par le bras musculeux du petit homme, certes le sang aurait giclé. Et le cerveau des ces salopards de drogués, ou ce qu'il en restait, serait parti en pulpe dans les airs. Projeté si fort que les morceaux auraient volé jusqu'à la surface de l'étang, là-bas. On aurait aperçu quelques ronds dans l'eau. Les poissons voraces auraient achevé le travail. Puis tout serait rentré dans l'ordre.

De l'ordre. Voilà ce dont on avait besoin, ici.

Sous le choc de la masse de fer, la culasse de la pelle mécanique produisit un son de cloche martyrisée. Mais ce cri métallique fut  étouffé par le volume compact du moteur, et ne porta pas au delà du taillis de petits chênes qui entouraient le tas d'ordures. Quelques passereaux s'envolèrent, pour se poser à un jet de pierre et continuer, insouciants, leur babillage d'automne.

Marcel donna un second coup, atténué celui-là, comme pour finir de montrer au carburateur récalcitrant qui était le maître. Puis un troisième, pour conclure.»

 

Extraits de Presse 

Par Xavier Gardette - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Le Démon des sources Un premier roman policier qui a pour cadre l'ancien bassin minier d'Auvergne, un pays verdoyant où sourdent les fontaines et les sources. Le saumon y frétille entre les galets des cours d'eau qui descendent des hauts plateaux. Bref, un petit coin tranquille et assoupi, une île à l'écart de l'agitation du monde.
   Et pourtant,  les événements s'y précipitent. Un vieux mineur italien silicosé est retrouvé mort sur un banc devant le cimetière. Sa fille, une mère de famille rangée et honorablement connue, plonge dans l'adultère. Un kiné apprécié de ses patients disparaît en abandonnant sa vieille voiture près d'une rivière à truites…
   Martin Hoogstöl, ancien commissaire de police d'Amsterdam, veuf et châtelain, bon joueur de golf et fin limier, recueille les confidences d'un mineur retraité porté sur l'alcool de framboise. Trop tard ?
Quel démon glacé anime ces personnages attachants et tire les ficelles de ces destins croisés ? Quels secrets sont enfouis sous ces paysages dominés par la silhouette des chevalements hiératiques qui remontaient la houille noire ?

 

  Extrait :
   Martin rejoignit le médecin derrière les vasques de fleurs. Il palpa une des corolles qui était à portée de main. Du tissu plastifié. Mal imité. Impensable en Hollande, chez lui.
    Le visage de Mario Di Malato, dans la caisse de bois blanc, était à l'évidence recouvert d'un fond de teint, appliqué de façon maladroite, avec trop de rouge sur les joues creuses. Pas mieux que les fleurs artificielles. Décidément, Il faudrait un peu de temps à Charondière pour roder les prestations.
    — Mais que fais-tu ?
    Delune tentait de détacher la cravate et le col du mort. Il parvenait à ses fins rapidement et avec beaucoup de dextérité.
    Martin était stupéfait.
    Puis il eut peur de comprendre. Le métier qui revenait.
    Delune se penchait maintenant sur le visage du vieux Di Malato, sans hésiter, presque à touche-touche, caressait du bout des doigts la peau parcheminée et blanche que le fond de teint ne maquillait pas. Il ouvrait la bouche du défunt d'un mouvement sec des poignets.
    La rigidité cadavérique s'était estompée. On était mardi. Il était presque midi, plus de vingt-quatre heures après le décès sur son banc du vieux Di Malato, devant le cimetière d'Auzat.
    Des pas se firent entendre de l'autre côté de la porte entrebâillée.
    Delune était tout à son examen.
    Martin dit à voix basse
    —  On vient.

 

Presse

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  La chaîne du froid, prix de la nouvelle noire du groupe La Montagne-Centre France en décembre  2006.  Lire

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